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Psychologie du développement - Bokor - Mes notes (20 pages de Wordt! ^^)

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Introduction :
- Description d’un enfant qui n’existe pas, aucun enfant ne ressemblera en tout point à cet enfant. La majorité, la plupart, la moyenne des enfants fonctionnent de cette façon-là. On parle de moyenne et non de norme.
- A quoi ça sert de décrire un enfant qui n’existe pas :
• L’être humain à besoin de modéliser, à besoin de repères => simplification. Pour avoir une série de repère (les enfants qui seront dans ma classe et qui ont tel âge, je sais plus ou moins comment ils vont fonctionner)
• Construction des programmes : on réfléchit aux capacités intellectuelles moyennes des enfants de tel âge.
• Se rendre compte des particularités de certains enfants afin de pouvoir y être plus attentif.

L’enfant de 0 – 2 ans :

2.1 Introduction

2.2 Développement socio- affectif

2.2.1 Introduction au développement socio-affectif :

Socio-affectif : On utilise ces deux mots avec le développement. Le socio-affectif à des liens avec les développements intellectuels. Socio-affectif concerne les relations, on parle des relations avec les paires, les parents et les éducateurs.
Affectif : la construction de la personnalité, au sens large du terme.

2.2.2 Le concept de soi : L’enfant qui nait, il n’a aucun moyen intellectuel à ce moment-là, pour se dire qui suis-je ? C’est un univers de sensation, il est incapable de la décoder, il n’a aucun repère. Le nouveau-né est un Amat de sensations agréable. Il est incapable de comprendre qu’il y a une frontière entre lui et l’estimation. Il doit apprendre qu’il est une personne appart entière.
- Jusqu’à 3 mois : Il n’a pas de distinction entre lui et le monde extérieur.
- Entre 3 mois et 8 mois : On se rend compte que l’enfant commence sourire ; avec n’importe quel visage présenter de face. Il sourit car il décode déjà que ce n’est pas lui, c’est un signe sécurisant. Il n’a pas encore de relation.
-De 8 – 9 mois : C’est un moment assez universel. C’est l’étape du moi différencié. La permanence de l’objet. Il y a une adaptation avec le développement socio-affectif de l’enfant. Il a peur des étrangers. L’enfant commence à faire la distinction entre les personne qui sont familière et les non-familière. Il commence à ressentir de la peur.
- Vers 18 – 24 mois : On arrive vers une véritable conscience de soi. Il est tout à fait au clair avec ses limites physiques, de ce qu’il est. On place l’enfant devant un miroir. Il va faire des grimaces pour voir s’il est bien lui. On fait une tâche sur son visage, si quand il se regarde dans le miroir il frotte la tache au bon endroit sur son visage, il se reconnait.

2.2.3 Le concept de genre : C’est le fait de se découvrir garçon ou fille.
-Vers 2 ans : Il y a peu de chose à dire à cette période car l’enfant est occupé de découvrir qu’il est une personne à part entière. Le fait qu’il est un garçon ou une fille n’est pas très signifiant. Même le milieu familial ne pousse pas à une différenciation à ce moment-là.
-A 2 ans : L’enfant peut dire qu’il est un garçon ou une fille.

2.2.4 Le rôle sexuel :
- 0 – 2 ans : les enfants se moquent que la fille ou le garçon doivent faire ça ou ça.
- Vers 2 ans : Si on montre des photos à l’enfant, et que l’on demande quels sont les personnes qui sont des messieurs ou des mesdames il les retrouve et les montrent du doigt. Ils distinguent que les femmes sont associées à la nourriture et le ménage. Et les hommes aux voitures et au bricolage.

2.2.5 L’estime de soi : une personne peut s’attribuer à elle-même.

2.2.6 La relation avec les adultes : Concept d’attachement : Comment cette attachement se fait-il ? C’est un jeu d’interaction entre l’enfant et l’adulte. Au départ, les adultes sont programmés pour avoir une série de comportements à avoir par apport aux bébés. Chaque fois que l’enfant est pris dans les bras de son papa ou de sa maman, il va avoir les mêmes réactions, le même comportement. L’adulte réagit de la même façon. Par exemple, le bébé est content l’adulte va rire avec lui, le bébé est triste l’adulte sera triste. Cela permet à l’enfant de faire la différence entre lui et les autres.

3 étapes :

1) Le pré attachement initial : A là naissance : Le bébé a des comportements d’attachement, il va s’agripper, se blottir à l’adulte.
2) L’émergence d’attachement : Vers 3 mois, l’enfant commence tout doucement à faire preuve de discrimination entre les personnes de son entourage, il va sourire aux personnes qui s’occupent plus régulièrement de lui.
3) L’attachement proprement dit : Vers 6 mois, C’est l’émergence d’une personne la plus importante en général la maman. Mais on constate qu’en cas de stress, de problème, qu’il y a une personne capable de le rassurer, le consoler. Cela montre qu’une relation se fait. Il peut faire la différence entre les mimiques sociales.

On se rend compte qu’un attachement de qualité donnera en moyenne des enfants qui sont plus sociales et plus mûres émotionnellement. Entre 0 et 2 ans, le rôle des parents, éducateurs c’est de donner de la sécurité, des soins.

2.2.7 Relation avec les autres enfants :
- Avant 3 mois : il n’y a aucune relation avec les autres enfants.
- Vers 3 mois : Il y a déjà des phénomènes d’influence entre les enfants.
Ex : Un bébé qui pleure entraine les autres pleures de bébé. C’est un phénomène de contagion.
-Vers 6 mois : les enfants sont devenus un peu mobile, capable de ramper, on constate que les enfants ont tendance à se rechercher entre eux. Ils vont se toucher. Il y a un intérêt réel pour les autres mais sans manifestation d’émotions.
- 8 – 9 mois : Les relations commencent vraiment à naitre, attitude d’observation. Les enfants tendent des objets aux autres. Installation de la communication non-verbale.
- Vers 9 mois : Il y a des questions de jalousie, premier conflit pour des objets.
- Vers 18 mois : L’enfant ne pleure plus avec l’autre mais l’enfant, en plus du reste.
- 18 – 24 mois : L’enfant est capable d’entrer en relation avec les autres.


2.2.8 Les émotions : Le bébé qui ne parle pas doit survivre en communiquant par les émotions non-verbales. Ce sont des pleurs de détresse. Il y a un ressenti, une capacité de l’enfant à communiquer un mal-être à son entourage.
- Dès la 6e semaine : Il fait un sourire aux autres de contentement, satisfaction, plaisir.
- Vers 2 mois : apparaissent des pleurs de colère. Les parents savent faire la différence.
- Vers 6 – 7 mois : Il y a de vraies colères. Ex : l’enfant fait une activité et le parent arrête l’activité. La peur apparait quand l’enfant est dans une posture non-sécurisante.
- Vers 8 – 9 mois : C’est la peur de l’étranger.


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3. L’enfant de 3 à 7 ans :


3.1 Introduction : L’enfant de 3 à 7 ans : l’âge de la maternelle avec toutes les stimulations que le milieu scolaire donne aux enfants, l’enfant commence à prendre de l’autonomie. Il va avoir beaucoup d’expériences motrices.

3.2 Le développement socio-affectif
3.2.1 Concept de soi :
Vers 2 ans l’enfant sait très bien qu’il est un objet à part dans le monde qui l’entoure. Du coup, il a diverses propriétés et peut avoir une influence sur le monde. L’enfant évolue très fort de 2 ans à 6 ans, il y a un progrès très spectaculaire. Si on prend un enfant de 6 ans, l’enfant peut parler et s’exprimer. Il va être capable de donner des caractéristiques de lui-même.

3.2.2 : Le concept de genre : garçon ou fille :
1) Vers 2 ans : L’enfant est capable de dire qu’il est une fille ou un garçon.
Vers 2 ans et demi : capable d’étiqueter les autres : quand il voit quelqu’un il est capable de dire « c’est un garçon ou c’est une fille » à condition que cette personne soit « typique » (fille : cheveux long)
2) Vers 3-4 ans : Stabilité du genre : L’enfant se rend compte qu’il ne change pas de sexe. S’il est garçon maintenant, il a toujours été garçon et il le restera toujours.
3) Vers 5-7 ans : Constance du genre : Le sexe ne change pas en fonction de l’apparence. Un garçon avec des cheveux long reste un garçon. Une fille habillée en garçon reste une fille. Un garçon peut faire quelque chose que fait une fille d’habitude (ex : la cuisine) et reste pourtant un garçon.
3.2.3 : Rôle sexuel : qu’est-ce qu’un(e) garçon-fille doit faire ?
Vers 2 ans : On associe aux femmes : aspirateur, nourriture
On associe aux hommes : outils, voiture
Vers 5 ans : Les enfants deviennent capables d’attribuer aux hommes et aux femmes des traits de personnalités. Femme : douce, tendre, faible. Homme : agressif, fort, voir cruel.
Les enfants savent qu’on reste garçon et qu’on reste fille. Dans leur volonté de correspondre aux demande de la « société » ils vont essayer de chercher qu’est-ce qu’un garçon doit faire, qu’est-ce qu’une fille doit faire. Il va essayer d’observer tout cela. L’éducation est bien présente aussi. On peut « conditionner » les enfants vers un type de caractère plutôt qu’un autre. « Tu veux jouer au foot ? Tu préfère pas faire de la danse ? »
Etude (4-9 ans)
On raconte l’histoire de George à ces enfants, qui a l’âge des enfants à qui on lit l’histoire. Ce garçon aime jouer à la poupée, et les parents de George lui disent que seule les petites filles jouent à la poupée et que les petits garçon ne jouent pas à la poupée.
On demande aux enfants de réagir : les parents ont-ils raisons ?
En fonction des âges, les réactions des enfants vont varier
• 4 ans : George peut très bien jouer à la poupée, ils ne voient pas l’interdit. « Moi j’ai déjà joué à la poupée ».
• 6 ans : « Mais c’est mal, les garçons ne peuvent pas jouer à la poupée, ce n’est pas bien ». C’est de l’ordre de l’interdit. L’enfant veut rester dans les normes
• 9 ans : Les enfants répondent « ce n’est pas interdit, ce n’est pas quelque chose de mal, un garçon peut jouer à la poupée, mais d’habitude ils ne font pas ça ».
Etude de Pierre Tap :
Il travaille sur les jeux, les jouets. Rôles sexuel apparaît très clairement avec le choix des jouets.
1) On demande à des adultes de tous les âges d’étiqueter des photos de jouets dans trois catégories différents : jouets garçon, jouets filles et jouets mixte. Pour correspondre aux « normes » (ex : lego). Sur base de ce travail, on a retenu 20 jouets. 6 jouets garçons ; 6 filles et 8 mixtes.
2) On demande aux enfants de se positionner par rapport à ce jouet : Jouet pour garçon ? Pour fille ? Pour les deux ? Plusieurs découvertes de l’équipe :
- La conformité progresse avec l’âge : plus les enfants grandissent, plus ils vont être « conforme », plus ils vont repérer les jouets qui sont en conformité avec ce que les adultes ont trouvé. On constate que vers 3-4ans : la conformité pour le total est de 45% sur les 20 jouets, il y a 9 jouets qui ont été « bien » replacé. Les jouets mixtes sont casiment jamais étiqueter comme mixte. Ils ont donc très peu d’idée sur l’attribution des jouets en fonction du sexe. Vers 5-7 ans : La progression est très importante pour la conformité liée à un sexe, pour les jouets spécifiquement garçon ou fille. Perception très claire et très précise. Les jouets mixtes sont souvent attribués à une catégorie fille ou garçon. Les choses « entre les deux » est une nuance dont ils n’ont pas encore vraiment conscience. 8-10 ans : Il faut attendre cet âge pour que la conformité mixte augmente.
- « Quels sont les jouets que tu aiment ? ». Il y a une progression : vers 3-4 ans, très peu de conformisme, les enfants choisissent casi presque tous les jouets, parfois tous. L’enfant désire avoir un maximum de jouets. Le désir d’avoir beaucoup de jouets domine sur le reste. Entre 5 et 7 ans chez les filles et entre 5 et 9 ans chez les garçons, il y une nette progression. Chez les filles 75% des jouets qu’elles choississent sont « classé » dans la catégorie fille, et chez les garçons 90%. Chez les filles, à partir de 7 ans, la conformité diminue fortement. (Une fille qui est un garçon manqué, ça passe « bien » : elle a de l’énergie. Un garçon qui un peu « chochotte » est moins bien vu, on s’inquiète plus facilement. Une fille garçon manqué est mieux perçue qu’un garçon « chochotte ». les garçons ont l’impression de ne pas avoir le droit de dire qu’il aime les poupées, car c’est moins bien perçu. )
3.2.4 Estime de soi :
Pour qu’il y ai estime de soi, il faut que l’enfant ai une appréciation qualitative globale de lui-même. Il faut que l’enfant ai une perception totale, complète, totale et puisse dire « moi, globalement je suis quelqu’un de…. » chez les 3-7 ans, on ne peut pas encore dire que les enfants ont une bonne estime d’eux-même. Tout n’existe pas encore. L’enfant est tout à fait capable d’écrire ou d’expliquer ce qu’il est capable de faire et ce qu’il n’est pas capable de faire. (Sauter ce petit fossé, je suis capable) mais ce n’est pas une vue globale.
3.2.5 Relation avec les adultes.
Composé du milieu familial, du milieu scolaire. On va parler à cet âge là, entre l’adulte et l’enfant, de relation complémentaire. C’est à dire que l’un demande des choses à l’autre qu’il va lui apporter et vice versa. Ex : l’adulte va éduquer l’enfant, il va attendre de l’enfant une série de comportement. Il attend que l’enfant suive cet encadrement. L’enfant va être en demande de balises, d’indication, de sécurité. L’adulte sera la pour structuré le quotidien de l’enfant. On aide l’enfant à organiser le monde dans lequel il vit. Il faut bien sûr trouver le juste milieu. A ce moment-là, cela donne une base de sécurité. L’enfant peut anticiper ce à quoi il doit s’attendre. A partir du moment on se sent en sécurité quelque part, on peut prendre des initiatives. Les adultes apprennent aussi les « habilités sociales de base » : on dit merci, on ne demande pas ça comme ça, n’oublie pas le s’il te plait, on dit au revoir.
- Avant 2 ans, l’essentiel du « boulot » de parent c’était de « materner » on essaye de donner de la sécurité à l’enfant.
- Vers 3 ans, l’enfant a envie de prendre des initiatives, il a une capacité intellectuelle qui augmente. La relation va changer. Tout doucement, il va falloir apprendre à gérer la discipline. Cet enfant puisqu’il a des idées, qu’il est capable de se déplacer, de faire des bêtises, qu’il sait des choses, l’adulte doit apprendre à gérer cette indépendance de l’enfant. Les parents vont intervenir de plus en plus dans le domaine de la discipline, même si on n’oublie pas tout ce qui est « maternage », il y a la dimension de la discipline en plus.
- 18 mois : l’enfant ne comprend pas l’interdit. 3-7 ans : l’enfant comprend les règles et les interdits.
- 3-7 ans : les règles sont acquises. (Dire bonjour, on ne tape pas) à cet âge-là, les enfants peuvent avoir un comportement qui a un lien avec ce qu’ils savent. Il est capable de se conformer aux règles sociales.
3.2.5.1 L’attachement
- Personne de référence qui donne une base de sécurité à l’enfant, vers 3 ans, l’attachement est toujours très fort mais ce n’est plus la même chose. Vers 3 ans l’anxiété de la séparation s’estompe peu a peu. L’enfant est capable de comprendre que si on le dépose à l’école le matin, on viendra le rechercher au soir. L’enfant comprend que la relation est durable. Le besoin de contact est toujours bien présent. Si la mère a été absente longtemps : recherche de contact plus présent encore.

- Vers 4-5 ans, l’attachement va se généraliser. Il va s’attacher par exemple à d’autres adultes que ces parents, aux paires. D’autres adultes peuvent être des bases de sécurité. Il peut quitter la maison et se sentir très bien avec leur institutrice. Ce ne sont pas que des personnes qui s’occupent d’elles, elles sont aussi des bases de sécurité qui rassure, qui répare, qui apaise. Cela peut rassurer l’enfant.

3.2.5.2 L’opposition
- Vers 2 ans, la période du « non ». L’enfant a une idée bien personnelle de ce qu’il veut. Il découvre aussi sa capacité à refuser des
Des choses. C’est assez difficile à « vivre » pour l’adulte : « il me dit « non », est-ce qu’il m’aime encore ? ». Quand on n’a pas le recul nécessaire pour affronter cela, ça peut être stressant.
- Vers 3-4 ans : l’enfant commence à jouer avec les pieds des adultes. Les oppositions sont de plus en plus fréquentes. L’enfant provoque. Cela fait partie du jeu des enfants, cela n’est pas méchant. Spontanément l’enfant va chercher les repères, les limites. « A partir de quel moment mes parents pète les plombs ? Jusqu’où est-ce que je peux aller ? » Il faut donc donner la réponse à l’enfant. Pousser une bonne « gueulante » à l’enfant ne le traumatise pas, il cherche des réponses.
3.2.6 relations avec les pairs
Quand l’enfant est avec ces paires, on parle de relation « horizontale », « réciproque », « égalitaires ». Ces enfants ont un pouvoir sociale équivalent, ils sont au même niveau. Ils ont le même statut. Les enjeux ne sont pas les même, l’enfant ne va pas se comporter de la même façon que quand il est avec des adultes. Avec l’adulte l’enfant a appris les habilités sociales de base, c’est avec les paires que l’enfant va pouvoir expérimenter tout cela : ne pas frapper, dire merci, avoir des gestes d’apaisements. Le fait que les autres aient le même statut que lui va lui permettre d’exercer d’autres compétences sociales. C’est avec les autres qu’il va apprendre à négocier, à coopérer, la compétition. Pour qu’il y ai une compétition honnête il faut que les personnes avec qui cela se passe aie une capacité équivalente.
2-3-4-5 ans : Apparition du langage, de la représentation symbolique : quand on sait parler, jouer à des jeux symboliques, cela ouvre toute une série de porte et de jeu. On fait des choses que tout seul on ne peut pas faire : procure du plaisir à l’enfant. Il peut communiquer, parler, le plaisir est amplifié car on peut demander des choses. Contrairement aux enfants plus jeunes, les enfants ne jouent plus seulement les uns à côtés des autres mais ils peuvent aussi jouer avec les autres. Il y a une tendance à vouloir jouer avec les autres. Les jeux moteurs : ils courent d’un bout à l’autre de la cours ensemble. 3-4 ans : début des jeux symboliques. Il y a aussi une envie et un besoin de jouer seul aussi. L’enfant ressent le fait que quand il joue seul, il peut faire lui-même une série d’expérience.
Vers 5-6 ans, apparaissent les jeux de rôles. On va jouer à papa et maman, aux policiers. Il faut avoir un minimum de codification de ce que doit faire tel et tel enfant. On peut aussi parler d’amitié. A la crèche, cela arrive, mais c’est relativement rare. Vers 4 ans, on ne constate que la moitié des enfants qui passe près de 30% du temps avec le même enfant. Ils ont quand même une préférence pour le même sexe mais pas toujours. Il y a plus de comportements positifs, et moins de comportement négatif : moins de bousculades, moins de menaces. Si il fallait définir à cet âge-là l’amitié ; ce sont des enfants qui jouent souvent ensembles.
Est-ce que les relations sociales dépendent du sexe ? Dès 3-4 ans les enfants se différencie. Ils n’auront pas le même type de relations avec les paires. Les filles seront dans un registre facilitant, arrangeant (négociation) alors que les garçons seront beaucoup plus contraignants (pousser, menacer, forcer). Même dans leur discours, les filles poseront des questions « tu viens jouer avec moi ? » tandis que les garçons utiliseront plus facilement l’impératif « Viens jouer avec moi ». Les filles ont moins d’influence sur les garçons que l’inverse. On constate déjà à cet âge-là que les filles ont tendance à se retrouver entre elle. Pour elle c’est plus agréable de jouer avec quelqu’un qui est facilitant qu’avec quelqu’un qui est contraignant. Ce n’est pas parce que ce sont des FILLES et des GARCONS mais parce que le TYPE de relation leur convient mieux. Dans chaque groupe d’enfant il y a des leadeurs, des dominants. Il est intéressant de voir quelle est la nature des enfants qui sont plutôt dominants. La relation de dominance c’est laisser la place aux plus forts (ceux qui bousculent, qui agressent). Il y a une hiérarchie qui est établie dans les groupes. Par après ce seront ceux qui sont plu habiles socialement qui seront le leader.
3.2.7 Réactions émotives.
Les enfants ressentiront d’autres sentiments : la fierté, la honte, la culpabilité (2 ans et demi). Les plus petits n’ont pas ce genre de sentiments. Pour la culpabilité, il faut avoir conscience de l’interdit.

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4. L’enfant de 7 à 12 ans :
4.1 Introduction.
4.2 Développement socio-affectif
4.2.1 Concept de soi :
L’enfant continue à évoluer, il arrive à se décrire de manière plus abstraite et de façon plus générale. Ex : en terme de comparaison aux autres, « moi je réfléchis plus vite que les enfants de ma classe ». Ces caractéristiques sont plus stables et plus interne. Ces caractéristiques sont moins liées à un contexte précis. Il va aussi se définir selon ses sentiments et ses idées. « Moi je suis timide, je suis un défenseur de la nature, moi je suis fort en foot ». Idée de GENERALISATION. Il peut aussi parler de la qualité de ces relations « je ne m’entends pas bien avec les enfants qui s’énervent facilement ». Il parle de traits généraux de sa personnalité.
4.2.2 Concept de genre :
L’enfant n’a plus de difficulté à connaitre son identité sexuelle. A partir de 10 ans, l’enfant commence à s’intéresser beaucoup au monde qui l’entoure en essayant de le comprendre. Il essaye de comprendre comment cela fonctionne exactement.
4.2.3 Rôle sexuel :
Rappel : Histoire de George.
4 ans : pas de problèmes
6 ans : il découvre les repères et s’y tient de façon rigoureuse
9 ans : l’enfant est bien au clair avec l’identité sexuelle mais est capable de nuancer = âge de certitudes souples. Il ne fait plus de ces règles des règles absolues, il perçoit aussi dans son entourage qu’il y a toute une série d’exception et cela ne lui pose pas de problèmes majeur.
Les jouets (catégories garçon – fille – mixte)
3-4 ans : les enfants se trompaient sur un jouet sur deux.
6 ans : Les enfants classent les jouets dans la catégorie garçon ou fille mais pas mixte.
8-10 ans : la conformité mixte augmente à son tour. Apparition possible des nuances.
Quels sont les jouets que tu aimes ?
3-4 ans : les enfants choisissent quasiment tous les jouets.
5-7 ans chez les filles 5-9 ans chez les garçons : grosse montée du conformisme. Les enfants préfèrent jouer aux jouets liés à leurs sexes, mais plus les garçons que les filles. (Un garçon efféminé est socialement moins bien perçu qu’une fille garçon manqué).
9 ans : la conformité dans le choix des jeux diminue chez les filles mais moins chez les garçons. Elles choisissent moins les peluches, elles préfèrent aussi jouer avec des jouets des garçons. Les garçons vont continuer avec les jouets garçons et auront encore moins envie de jouer avec les jouets filles.
 7-12 ans : Bonne connaissance des normes mais capacité de prendre des distances par rapport à ces normes.
4.2..4 Estime de soi :
Très gros progrès, l’opinion générale de soi apparaît à cette période. L’enfant va avoir une opinion plus générale sur sa valeur personnelle, ce qui n’était pas le cas avant. L’enfant a une idée de ce qu’il vaut globalement. C’est un grand enjeu pour l’enseignant. L’estime de soi va largement influencer le travail scolaire. L’enfant qui a une bonne estime de soi va bien mieux réussir à l’école que le contraire. Harder dit que cela dépends de deux facteurs (important à savoir car on peut agir dessus) :
• L’écart entre ce qu’il aimerait être et la façon dont il se perçoit. Ces deux choses sont très subjectives. Quand l’écart est faible (bonne adéquation entre ce qu’il aimerait être et comment il se perçoit) l’estime de soi est grande. Quand l’écart est très grand, l’estime de soi va être faible.
• La qualité du soutien et de l’amour qu’il pense avoir de son entourage. C’est la perception de l’enfant qui va faire que… Un enfant qui a le sentiment que les choses se passe bien, qu’il a une bonne relation avec son entourage sera un enfant qui aura une bonne estime de soi.
Est-ce que cette estime de soi est stable à long terme ou pas ? Il semble que cette estime de soi sois relativement stable du moins sur du court terme. Elle ne va pas varier d’un jour à l’autre. C’est une caractéristique qui est stable. Mais elle n’est pas stable sur du long terme. Ce n’est pas parce qu’un enfant a une bonne estime de soi à dix ans qu’il aura une bonne estime de lui toute sa vie. On constate qu’une bonne estime de soi à l’enfance donne « plus de chance » à l’enfant d’avoir une bonne estime de lui en étant adulte, mais ce n’est pas toujours le cas. (Les bases sont mieux construites). Les enfants peuvent combiner plusieurs variables qui les concernent et en faire une « synthèse ».
4.2.5 Relation avec les adultes :
L’enfant est confronté à de plus en plus d’adultes influents qui interviennent. Il y a donc plus de contradictions. « Chez madame Y on ne peut pas boire, chez monsieur X on peut se lever pour aller boire ». C’est quoi la bonne règle ? Il y a une perte du prestige des parents, les enfants remarquent que les parents ne sont pas les « meilleurs ».
4.2.5.1 Accompagnement scolaire :
Jusqu’à 6 ans, pas de gros soucis, l’enfant va à l’école maternelle, l’enfant n’a pas de bulletin, il n’y a aucune pression par rapport aux performances de l’enfant. Ensuite, l’enfant rentre à l’école primaire : l’enfant se rend bien compte des attentes des parents. Les parents se demandent beaucoup si leur enfant va réussir ou non à l’école. Les parents voient l’utilité de ces apprentissages à long terme et les enfants pas forcément. Parfois les parents mettent trop de pression, les enfants ne suivent pas, les relations peuvent s’envenimer. Accompagnement scolaire peut être une source de fierté ou une source de tension. Les parents ont l’impression que le bulletin les évalue eux aussi. Cela peut créer encore plus de tension, l’enfant devient un « objet » d’évaluation sociale des parents.
4.2.5.2 L’attachement :
Il reste bien présent chez les 7-12, ce sont les comportements d’attachements qui évoluent. S’agripper, aller sur les genoux, pleurer pour se faire consoler, ce sont des comportements qui tendent à diminuer. L’enfant a une personnalité qui est plus construite, partir de ce moment, il devient capable de réagir par lui-même à un maximum de situation, il commence à se débrouiller, il n’a plus besoin d’aller rechercher cette base de sécurité chez les parents. Les parents essayent aussi de le pousser à l’autonomie : aller faire les courses, partir en vélo, dormir chez les amis. Si les parents poussent sans angoisse, l’enfant devrait réagir de la même manière. Mais les parents gardent ce rôle de base de sécurité, donc en cas de soucis, l’enfant sait parfaitement qu’il peut revenir vers ses parents. Les parents influence encore beaucoup le jugement des enfants. L’avis des parents est répercuté par les enfants. Les enfants remettent peu en question le jugement des parents. Les enfants de 10-12 ans sont encore très attachés à leur famille. Si divorce par exemple, l’enfant peut faire des grands écarts extraordinaires pour rester attaché autant à papa qu’à maman. Le cocon familial est un lieu auquel l’enfant est réellement attaché.
4.2.5.3 Utilité du langage :
Les enfants manipulent suffisamment bien le langage pour que ce langage devienne un véritable outil de communication avec les adultes. Cela signifie qu’il y a naissance d’un vrai dialogue entre parents et enfants, entre adultes signifiants et enfants. C’est quelque chose qui est déterminant à cet âge-là. Il y a un véritable dialogue où l’enfant donne son avis et écoute celui des autres. A l’école primaire, dès le début, on peut apprendre à « parler », à discuter, grâce au conseil de classe par exemple. Il ne faut jamais négliger dans une relation l’importance de la parole.
4.2.6 Relation avec les pairs :
Piaget ; apparition de la pensée pré-opératoire. Conséquence dans la relation avec les autres. L’enfant peut accéder à une pensée sociale, qui est plus centrée sur les autres. Décentration : se mettre à la place de l’autre. L’enfant peut adapter son propre comportement par rapport à ça.
L’amitié : les styles relationnels sont différents pour les garçons et les filles. Les filles, plus que les garçons vont entretenir des relations plus « intimes » et vont entretenir ces relations qui seront plus basées sur l’écoute des sentiments. Les enfants deviennent capable de décrire les autres enfants, ils perçoivent chez les autres enfants des traits de caractères plus stables. Il y a une fidélité dans les amitiés qui vont s’installer, car ils savent que les enfants ne changent pas facilement de caractère. Le groupe d’amis prend de plus en plus d’importance. Les enfants aiment de plus en plus jouer entre eux : aller jouer chez un copain, faire un sport collectif. Il y a vraiment cette envie d’être avec les autres. Si on demande à des enfants jusque 10-11 ans ce qui soude leur groupe : c’est faire des choses ensembles, aimer faire les mêmes choses, partager les mêmes activités et les faire ensembles. Les enfants vont avoir des valeurs communes : on aime bien s’occuper des petits, on aime bien écouter telle musique parce que… Ils ont des intérêts et des valeurs communes. Les amitiés vont être marquées par une ségrégation sexuelle. Il va y avoir des groupes « mixtes » pour les plus jeunes, mais tout à fait « séparé » pour les plus grands. C’est lié au fait par exemple qu’il y a des choses « plus de filles et plus de garçon ». Amitié pour les plus jeunes : « c’est quelqu’un qui aime faire les mêmes choses que moi. » Pour les plus grands : « C’est quelqu’un à qui on peut faire confiance ». Cela peut créer des « catastrophes » lors d’une trahison, c’est vraiment très mal perçu par les enfants, car ils font confiances.
Relation dans le groupe : Dès 7-8 ans, les enfants ont tendance à se retrouver ensembles. Les enfants comprenant de plus en plus qui il est et comment il est, il se rend compte que quand il reste dans un monde d’adulte, il est le plus petit, il est toujours celui qui sait pas, il y a un côté insatisfaisant. Donc il va chercher des milieux de vie dans lequel il n’est pas le plus petit. Il va aller chercher les autres qui ont les mêmes limites intellectuelles et physiques, car dans ce milieu-là il peut être à l’aise. L’enfant va devoir concilier deux aspects qui sont tout à fait opposé : la satisfaction de son propre désir, il va chercher les autres pour se trouver une place, pour être à l’aise mais en même temps les autres du groupe viennent avec la même demande. Chaque enfant a envie que ça se passe bien pour lui, l’autre va devoir apprendre à tenir compte des autres, sinon ils vont s’en aller et ce n’est pas positif pour lui. Dans un groupe, chacun y gagne et chacun y perd un peu. La collaboration n’est pas toujours simple. Les règles du jeu ne sont pas toujours bien comprises, chaque enfant va avoir envie de changer les règles (ex : les jeux de billes). Les 7-9 ans ont des camarades qui sont plus « imposés » que les plus grands. Dès 9 ans, les groupes vont devenir des petites bandes d’amis beaucoup plus stables et plus homogènes, il y a des enfants qui peuvent être exclus. La ségrégation sexuelle est très importante, même dans les milieux où la mixité est encouragée. Pour les plus petits, les dominants sont ceux qui imposent leur « loi ». Dès 5-6 ans, ce sont les enfants socialement compétents qui deviennent les dominants. Ce sont des enfants positifs, optimistes et prennent les choses de façon positives, ils vont vers les autres en terme de conciliation. Ce sont des enfants qui apportent des idées, qui sont créatifs. Il ne pose pas d’actes agressifs, la violence est naturellement exclue à cet âge-là, ils expliquent les choses, leurs points de vue, ils tiennent compte des avis des autres. Dès 7-8ans, il y a certains enfants qui gardent ce statut de meneur ou de non meneur. Ces leaders ont une force incroyable, il suffit parfois de un ou deux absents dans le groupe classe qui soient les leaders, et l’ambiance de la classe peut changer du tout au tout. Les enfants agressifs sont de plus en plus rejetés. Ces enfants ont l’impression que la violence est un moyen de résoudre les problèmes. Ces enfants ont aussi souvent l’impression d’être agressé par les autres. Un enfant agressif va percevoir les autres comme agressif aussi. Un enfant moins agressif pourra entendre que certaines choses ne sont pas des agressions ne sont pas fait « exprès ». On constate au fur et à mesure que l’âge avance, l’agressivité physique diminue pour être remplacé par l’agressivité verbale. Elle prend un autre sens. Les plus petits le faisait pour obtenir quelque chose, pour les plus grand, elle devient plus « dangereuse » car cette agressivité à pour but de faire mal à l’autre, de détruire quelque chose chez l’autre, le but est de blesser la personne. Les comportements agressifs chez les garçons sont deux à trois fois plus élevés que chez les filles.
4.2.7 Réaction émotionnelles-émotives :
L’enfant ne va plus faire de scènes de colère il va plus « bouder ». Les expressions de joies sont aussi plus contrôlées, l’enfant apprend que pleurer à tout bout de champs n’est plus trop admis dans les groupes d’amis. Certaines peurs vont diminuer, surtout les peurs irrationnelles (monstre en dessous du lit), peur de certaines machines (aspirateurs). Pour les plus grands, il y a une apparition de peur nouvelle : l’intégration au groupe d’amis, cela peut vraiment prendre des proportions importantes, il peut aussi avoir des peurs liées à l’avenir. L’enfant va aussi découvrir l’intériorité (enfants qui sont dans la lune), cela correspond à un besoin de se retrouver tout seul, de penser. L’enfant commence à accorder une valeur sentimental aux choses : j’aime cet objet parce qu’il me rappelle…
A partir de 9 ans, cette évolution de prise de distance par rapport aux émotions évolue encore. L’enfant va vivre une émotion interne sans pour autant les montrer, il peut cacher ses émotions. Il est aussi capable d’une certaine empathie.

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5. L’adolescent de 12 à 15 ans :
5.1 Introduction :
Période de la vie particulièrement développée dans nos cultures occidentale. Cette notion est relativement récente (milieu du 19ème siècle). Avant cela on passait de l’enfance à l’âge adulte sans aucune transition. Milieu du 19ème siècle : on assiste à un développement de la scolarité, on a donc mis à jour une période entre l’enfance et l’âge adulte. On constate cette volonté pour les « grands adolescents » de rester encore dans le milieu familial. Les phénomènes liés à l’adolescence sont les phénomènes de la puberté, même si elle arrive à des moments différents. Sur un siècle, l’âge moyen des premières menstruations a baissé de 3 ans. Pour la croissance c’est la même chose. Avant, on atteignait l’âge adulte vers 23 ans, aujourd’hui 18 ans. Cette précocité va poser une série de problèmes : l’enfant doit gérer sa « transformation » avec son caractère encore d’enfant.
5.2 La puberté :
• Grosse poussée de croissance : Parfois jusqu’à 15 cm par an (8 à 15)
• Les membres (bras, jambes) grandissent plus vite que le reste du corps : donne une impression de maladresse.
• Visage plus osseux, plus anguleux pour les garçons.
• Développement musculaire : augmentation de la force musculaire à l’adolescence. Augmentation beaucoup plus présente chez les garçons même si réelle chez les filles aussi. Raisons : hormonales et culturelle (les garçons sont « poussés » à faire du sport, de la musculation).
• Masse graisseuse : elle augmente à l’adolescence plus chez les filles que chez les garçons : raisons hormonales, les garçons ont moins de réserves que les filles.
• Fréquence cardiaque diminue. Aussi plus chez les garçons que chez les filles, ce qui explique une différence en termes de performance sportive.

5.3 Maturation sexuelle
Maturation sexuelle : plus rapide chez les filles que chez les garçons.

5.4 Développement socio-affectif :
5.4.1 Concept de soi :
Ce qui est nouveau à l’adolescence, c’est une augmentation de caractéristiques de type idéologique, pas seulement ce que j’aime, ce que je n’aime pas, c’est l’âge où les adolescents vont s’approprier des grandes idées (« je ne crois pas en Dieu », « Je suis pour la démocratie »). Ce qui va diminuer peu à peu en cours d’adolescence : ils vont citer de moins en moins de caractéristiques physique. L’évolution passe de l’enveloppe externe à quelque chose de beaucoup plus interne. Avec pour certains adolescents : beaucoup de difficultés, il va se poser beaucoup de questions sur sa personnalité et n’ose pas toujours dire ce qu’il pense être.
Capacité de faire de vraies projections dans le futur : stade des opérations formelles. Il est capable d’abstraire, de travailler sur l’hypothétique. Les projets sont plus réfléchis et plus justifiés. Parfois certains jeunes ne peuvent pas dire de quoi sera fait le futur mais ils peuvent mettre les premières balises : ce que ne sera PAS le futur. Ils sont capables de justifier, pourquoi ils font ce choix et pourquoi ils font ce rejet.
5.4.2 Concept de genre :
Les jeunes n’ont plus de choses à apprendre, à découvrir. Parfois, les jeunes sont attirés et troublés par des jeunes du même sexe. Ils sont bien au clair intellectuellement avec le concept de genre mais peuvent se poser des questions à ce niveau-là. (Homosexualité ponctuelle qui disparaît par la suite).
5.4.3 Rôle sexuel :
Qu’est-ce qu’un garçon doit faire ? Un tiers des adolescents se décrit comme androgyne donc ayant des caractéristiques féminines et masculines. Plus de filles présentent des caractéristiques masculines que l’inverse. Pour les mêmes raisons de pression sociale que plus jeune.
Les ados sont capables de comprendre voir d’apprécier que des jeunes d’un sexe ne restent pas dans les stéréotypes sexuels qui sont liés à leur propre sexe. C’est plus vrai pour les filles qui sortent de la norme que pour les garçons. (ex : fille qui fait du rugby). Elle ose remettre en question l’ordre établis. Mais malgré cette volonté de remettre en cause cet ordre établis le choix de métier reste très conventionnel : fille institutrice et garçon mécanicien.
5.4.4 Estime de soi :
On peut penser que l’estime de soi baisse à l’adolescence, on peut remarquer le contraire. Certains jeunes ont une petite baisse au début de l’adolescence, mais cette estime de soi va augmenter tout au long de l’adolescence. La petite baisse du début peut être due à la transition primaire-secondaire, qui est loin d’être facile. Un enfant plus jeune qui rentre à l’école secondaire sera plus secoué qu’un enfant plus âgé.
Entre puberté et estime de soi, on remarque des différences entre garçon et fille. Chez les garçons, plus la puberté est précoce, plus il aura une image positive de lui-même. Par contre une puberté tardive sera moins bien vécue (dimension de compétition). Relation linéaire entre précocité et estime de soi.
Chez les filles, la puberté précoce est mal ressentie. La puberté tardive est aussi moins bien vécue mais dans une moindre mesure. Ce qui va contribuer à une bonne estime de soi c’est une puberté qui est dans les normes. Au plus on est dans la norme, au mieux c’est.
Ce qui joue aussi sur l’estime de soi c’est l’aspect physique : la perception de l’aspect physique par le jeune. Un ado qui se sent « beau, belle » aura une estime plus grande que les autres. Cela sera plus important chez les filles. La « beauté » va beaucoup plus influencer l’estime de soi des filles que des garçons. Côté ambigu : Volonté de rester dans les normes et de sortir de la norme.


5.4.5 Relation avec les adultes :
Double enjeu pour l’adolescent : acquérir un maximum d’autonomie mais tout en gardant des liens d’attachement avec la famille.
Idée reçue : adolescence temps des conflits, des tempêtes à la maison avec les parents. Mais effectivement, il y a une augmentation du nombre de conflit entre les parents et les enfants à l’adolescence. Autour de quoi tournent ces conflits ?
• Règles à suivre ou à ne pas suivre.
• Thèmes de la vie quotidienne (pas sur des valeurs de fond) : petites habitudes de la vie quotidienne : les habits, le look, les sorties, les copains, les copines, les résultats scolaires.
• Tous ces conflits ne nuisent généralement pas aux dimensions profondes de l’attachement. Ces conflits sont acceptales à condition de savoir que les relations de fonds restent réelles.
Ces conflits prouvent que les jeunes sont en recherche d’autonomie.
Mais les ado ont besoin d’avoir des adultes devant eux bien « construit » qui ne change pas d’idée juste pour « faire plaisir » et qui laissent tout passer.
Relation avec les parents :
Sentiment d’injustice. Quand l’ado se compare à ses pairs, il a toujours l’impression d’être « défavorisé ». « L’herbe est toujours plus verte ailleurs ». A l’adolescence, les parents perdent le statut de « personne qui a toujours raison ». L’ado se rend bien compte qu’il n’y a pas de vérité absolue, il pense que ces parents se trompent sur beaucoup de choses. Malgré le fait que les ados ont l’impression que les parents n’ont pas du tout raison, on constate que dans une famille ordinaire(sans conflit majeur) les ados, à la fin de leur adolescence, ont intégré une série de valeur, en terme de choix politique par exemple. Les parent sentent le « danger » comme par exemple au niveau des fréquentations, la consommation de certains produits (alcool, cigarette), les résultats scolaire. Les parents voient avant tout le danger. Les parents ont tendance à surprotéger à l’extrême. On a interrogé des jeunes de 9 à 19 ans sur leur relation avec les parents. Il ressort de cette étude que l’intimité va diminuer, mais que les parents continuent à être perçus comme base de sécurité. On retrouve donc ce lien même à l’adolescence. Pour les ados, les parents sont un « filet de sécurité ». 70 à 80% des ados estiment ne pas être en conflit permanent avec leurs parents. La plupart des ados pensent que les conflits peuvent se résoudre par la discussion et la négociation. Il y a aussi une influence des parents sur des décisions dont les conséquences sont à long terme. Les pairs influencent beaucoup plus les thèmes dont les conséquences sont à court terme : la mode, le langage (chaque génération d’ado à son propre langage), choix musicaux. Les jeunes ont parfois des jugements très acides, très pointu au niveau des adultes mais ça peut aller dans les deux sens (ringard-cool). Mais critique ne veut pas dire manque de respect, manque d’admiration par rapport à la personne. Cela part parfois d’un événement, d’une partie de la personnalité, mais qui ne prends pas en compte la personne entière.
5.4.6 Relation avec les pairs :
Cette relation va occuper une place de plus en plus importante. A l’adolescence, un ami, c’est quelqu’un avec qui on peut partager des sentiments, à qui on peut parler de valeurs profondes, partager des secrets. Ces amitiés doivent donc être stables. Les éléments clés pour cette amitié sont des mots comme loyauté et fidélité. Le groupe des pairs a une utilité bien réelle et va aider à passer entre la dépendance infantile et l’autonomie adulte. Ce passage est rendu possible grâce au groupe d’amis. C’est un « lieu » ou on peut confronter des idées. Il y a une certaine conformité du groupe qui va être nécessaire et indispensable. Le jeune ne va pas se permettre d’avoir des comportements contraire de ceux du groupe pour ne pas être éjecté. L’ado va donc plus essayer d’être conforme et va parfois perdre sa personnalité. Les avantages du groupe : l’ado est avec des personnes qui ont le même statut que lui.
5.4.6.1 Phénomène de bande :
Avec la volonté de prendre des distances par rapport aux parents, à l’augmentation de la liberté. En début d’adolescence on trouve souvent des petits groupes de 4 , 6 avec souvent des ados de même sexe. Les filles matures plus vite que les garçons donc peu de mélange à ce niveau-là. Un peu plus tard, la bande va s’ouvrir et la ségrégation sexuelle a disparu, les bandes sont multi sexe. Les bandes sont indispensables, pour la confiance en soi, le fait d’être accepté dans la bande c’est déjà un signe de réussite, cela va contribuer à une bonne estime de soi. Les bandes sont très soudées et va proposer au jeune d’autres valeurs qui sont liées à la bande. La bande permet aussi de diminuer le nombre d’incertitude « est-ce que je suis bien ? Qu’est-ce que je vais devenir ? » L’identité que l’on a grâce à la bande donne une sécurité, on ne doit plus se poser les questions sois même. C’est à cause de la bande que les jeunes s’écartent aussi des normes ambiantes, et cela donne un sentiment de sécurité et parfois de toute puissance car les ados savent qu’il y a la bande autour. A certains moments, et pour des jeunes plus âgés, on retrouve aussi des grands groupes, des bandes plus nombreuse. Cela est l’occasion d’anniversaire, de soirées. Cela permet aussi les loisirs, cette bande plus importante va exister mais va avoir une autre fonction, il y a moins de partage de sentiments, c’est plus une question de loisir.
5.4.7 Relation avec l’autre sexe :
L’adolescence, c’est l’âge de la découverte de l’autre sexe avec des relations qui commencent peu à peu à s’installer. Pour les 12-15 ans, il y a peu à peu une volonté d’allé vers l’autre sexe, de découvrir l’autre. Cette recherche de l’autre sexe, ce n’est pas vraiment une recherche de relation mais une volonté, une nécessité pour le jeune de parfaire une connaissance de soi-même. Il recherche donc une information sur soi-même. On est bien dans l’apprentissage peu à peu d’une relation, mais ce n’est sans doute pas l’enjeu fondamental : « est ce que je suis désirable ? est-ce que je suis capable ? ». Si un ado accepte une relation avec un autre ado, cela veut dire que cet ado est relativement désirable, intéressant. Le personnage central de la relation c’est plus le jeune lui-même que la-le partenaire. Effet miroir ; le partenaire de l’autre sexe est un miroir. La relation avec l’autre sexe doit prendre sa place avec la bande, ce n’est donc pas toujours facile de concilier les deux.
A partir du moment où les groupes deviennent mixte, cela est plus simple, les couples se font parfois à l’intérieur de la bande, l’ado peut donc concilier les deux.


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PETITE PRECISION : Désolée d'avance si tout n'est pas très clair, j'ai vraiment pris toutes ces notes sur le "vif", je n'ai pas encore vérifier la tournure ou la bonne compréhension de toutes les phrases.. Donc voilà, j'espère que vous vous y retrouverez study

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6 message pour Tiff le Lun 28 Mai - 15:09

Tiffany-Bou a écrit:PETITE PRECISION : Désolée d'avance si tout n'est pas très clair, j'ai vraiment pris toutes ces notes sur le "vif", je n'ai pas encore vérifier la tournure ou la bonne compréhension de toutes les phrases.. Donc voilà, j'espère que vous vous y retrouverez study

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